Hommage à Henri PICHETTE
Vendredi 21 octobre 2005 20h30 Palais Jacques Cœur (Bourges)
Soirée lecture
sous-titre :" La poésie est une salve contre l'habitude "
avec Jean-Jacques Dupont et Mathilde Kott
Pourquoi cet hommage :
Quand, à vingt ans, on a rencontré le Festival d’Avignon, celui de Jean Vilar, de Gérard Philipe, qu’on est ressorti ébloui du Cid et du Prince de Hombourg, on reste marqué à vie, le théâtre au coeur.
Quand, encore sous le choc, on découvre sur une île du Rhône, « sous la mathématique des étoiles », un jeune poète nommé Pichette, qui vous délivre dans l’enthousiasme ses textes de révolte et d’amour, c’est l’illumination pour la poésie. Pour la vie.
Aussi cette chance, ces cadeaux, on se promet de les partager, de les communiquer, d’en prolonger la mémoire. L’association Double-coeur a cette vocation : témoigner de cette époque intense qui a initié le théâtre d’aujourd’hui et la rendre vivante.
Voilà les raisons de cet Hommage à Henri Pichette, poète et dramaturge, que sa naissance en Berry à Châteauroux nous rend proche. Et puis Pichette et Gérard Philipe ont créé Nucléa au T.N.P. de Jean Vilar dans une scénographie de Calder, ce qui à Bourges nous parle très fort.
Enfin et surtout, modestement mais passionnément, nous souhaitons contribuer à lui rendre sa véritable place dans la cour des grands, à côté des Rimbaud, des Lautréamont, des Péguy qu’il admirait tant. Jean Lacouture a su magnifiquement l’exprimer : « il y a ceux qui admirent la poésie de Pichette – vitale, vocale, dressée sur l’horizon comme un cri vertical, faite pour être proférée, clamée, hurlée, dans le grand vent d’un monde saccagé, ou transfiguré. »
Jean-Jacques Dupont
Henri Pichette :
poète et dramaturge né à Châteauroux, auteur de plusieurs recueils de poèmes et de pièces de théâtre, ami d'Antonin Artaud et de Gérard Philipe.
C'est un défenseur de la cause de l'Homme et de la liberté.
Né à Châteauroux en 1924, mort à Paris en 2000. Il vit une jeunesse errante et difficile, marquée par la guerre et de nombreux déplacements. A vingt ans, rejoint les F.F.I. et s’engageàla1 ère armée en Alsace.
1945 : Il commence les Apoèmes. 1946 : Rencontre d’Antonin Artaud – Amitiés avec Gérard Philipe auquel il lit les Epiphanies. 1947 : .Création des Epiphanies, mise en scène de Georges Vitaly, avec Maria Casarès, Gérard Philipe et Roger Blin, .Lettres – manifestes envoyées à Max-Pol Fouchet et André Breton, 1952 : Gérard Philipe met en scène au Théâtre National Populaire (direction Jean Vilar), Nucléa, musique de Maurice Jarre, décor de Calder, 1954 : Poèmes offerts, publiés dans Esprit. 1958 : Les Revendications paraissent. 1959 : Mort de Gérard Philipe 1960 : Odes à chacun (Esprit) 1962-1964 : Dents de lait et Dents de loup (Gallimard). A partir de 1965 Henri Pichette retravaille toutes ses oeuvres passées. 1970-1977 : .Il travaille au Rougegorge, nombreuses recherches dans toute la France, .Lecture publique de ses oeuvres, 1984 : Il refuse la décoration de l’ordre des Arts et Lettres, 2000 : Mort de Henri Pichette, 2005 : Parution chez Gallimard NRF de Dents de lait et Dents de loup et Ditelis de rougegorge

Textes de Gabriel Monnet à Nice
Présentation :
Jean-Yves Ribault
Lecture :
Jean-Jacques Dupont et Mathilde Kott
Les Epiphanies (extraits) :
L'amour, La guerre, Le délire, L'accomplissement
Nucléa (extraits) :
La complainte du jeune mort
Odes à chacun (extraits) :
Ode à la neige, Ode au matelot par tous les temps, Henri Pichette lit son ode à Antonin Artaud (vidéo)
Apoèmes (extraits) :
Définition et préface, Apoème 1, Apoème 7 (extraits)
Tombeau de Gérard Philipe (extraits)
Parler de lui, Festivals d'Avignon, Pour le rejoindre
Musiques :
Maurice Jarre
Régie :
Alain Giraud
et Gaston Serre
Vidéo :
film de Gérard Mordillat
Avec l'aimable autorisation des héritiers.